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Depuis quelques années, des organisations internationales, les O.N.G. envoient leurs représentants pour des missions internationales d'observation des élections à la demande des autorités des pays hôtes. De même, certains pays ont créé des institutions nationales pour l'observation ou le contrôle des élections. L'observation des élections permet au peuple, au moyen d'un système méthodique, transparent et non-violent, d'élire ses représentants au gouvernement et de leur fournir la légitimité.
L'essor de ces missions est lié à la nouvelle vague démocratique des années 1980 et 1990 qui a entraîné un certain nombre d'Etats totalitaires à adopter les principes de la démocratie représentative. Les missions d'observation internationales ont connu jusque-là un résultat mitigé et l'espoir placé en elles s'est effrité. Diverses raisons peuvent expliquer ce résultat : les divergences de vue, les difficultés de terrain, le paternalisme lié au statut même de l'observateur.
Les observateurs, tout comme les contrôleurs nationaux, ne sont pas exempts de certaines critiques. Leurs modes de désignation mettent en doute leur intégrité. Nous aboutissons au constat suivant : seuls les pays appartenant à des organisations régionales imposant le respect des valeurs démocratiques comme condition d'adhésion ont connu une avancée démocratique. Le reste du monde frisant des démocraties en trompe-l'oeil, voire des dictatures.
Faut-il pour autant laisser des Etats sombrer dans la violence et l'anomie totale sous le fallacieux prétexte, soit du respect du principe de la non-intervention dans les affaires intérieures des Etats, soit de la démocratie en imposant par la force et la violence des armes, à la tête des Etats, sous le couvert de la fameuse communauté internationale et au mépris de la volonté du peuple souverain, des hommes liges acquis et soumis aux intérêts des lobbies financiers et/ou des grandes puissances du moment ?